“Comment faire son deuil ?”

« Depuis que ma mère est décédée, je ressens un grand manque. Je reste triste la majeure partie du temps, je ne retrouve pas mon entrain, mon dynamisme. J’aimerai pouvoir faire mon deuil. Je ne sais pas si j’y arriverai sans elle ».

Quand nous vivons une période de deuil, nous sommes souvent en difficulté. Notre état psychique est perturbé. Nos émotions influencent nos pensées, qui ont tendance à se noircir. Nous avons besoin de donner du sens à ce que nous vivons, mais ce n’est pas une tâche aisée. Comment faire ?

Nous traversons tous différentes étapes pour tenter de ” faire notre deuil “. Selon notre personnalité et ce que nous avons vécu auparavant, ce processus de deuil n’est pas le même. Malgré tout, deux périodes se succèdent : l’accueil de l’absence et l’acceptation de la perte. C’est en comprenant ces dernières que nous pouvons agir pour vivre au mieux en ces temps difficiles.

L’accueil de l’absence

Lorsque nous perdons quelqu’un, que nous en sommes séparés, nous faisons face à l’absence de ce qui nous est cher. Nous réagissons tous différemment. Nous pouvons ne pas y croire et nous plonger dans le déni. Les sentiments de colère et d’injustice peuvent nous envahir, laissant place à de l’incompréhension. Le manque provoque souvent de la nostalgie et des interrogations quant à l’avenir. Nous pouvons nous sentir désorientés, comme si tout s’effondrait sous nos pieds. Et certains garderont tout à l’intérieur, montrant une carapace implacable.   

Avant toute chose, la baguette magique est en nous. C’est en ayant l’intention d’accueillir ce qui se passe que nous y arriverons. Notre être a besoin d’exprimer ce qui se joue en lui face à cette perte. Voici quelques recommandations :

  • Mettre des mots sur nos émotions. Les identifier, les reconnaitre et leur donner du sens.
  • Se permettre d’extérioriser nos émotions. S’autorise à pleurer, à exprimer notre colère.
  • Ecrire ce que nous avons sur le cœur (nos émotions, nos pensées, nos besoins).
  • Parler à quelqu’un qui sera à l’écoute. Exprimer à haute voix ce que nous vivons et ressentons.
  • Faire appel à un professionnel.

L’acceptation de la perte

L’acceptation de la perte est possible dans la mesure où l’accueil de l’absence a été faite. En effet, il arrive un temps où nous nous “adaptons” à la situation. La tristesse est là mais le quotidien a repris son cours. Nous n’oublions pas, nous apprenons à vivre avec l’absence physique de l’autre. Et nous sommes en accord avec les émotions que nous ressentons.

Selon les événements qui se présentent à nous par la suite, nous pouvons rester vulnérable. Nous avons besoin d’ancrer l’acceptation de notre perte pour s’en libérer, voici quelques pistes :

  • Se projeter dans de nouvelles perspectives.
  • Ecrire une lettre à la personne. Les choses que nous aurions aimées lui dire.
  • Etablir de nouveaux liens avec la personne qui n’est plus là physiquement.
  • Accueillir la nostalgie avec amour, les moments où nous pensons à cette personne.

Le deuil dans la dépendance

Lorsque nous sommes dépendants à quelqu’un ou quelque chose, nous perdons notre liberté. Notre vie s’organise petit à petit en fonction de notre dépendance. Nous n’éprouvons plus ou peu de plaisir en dehors. Pour se libérer de notre dépendance, il est nécessaire de créer une rupture, de nous en séparer et de continuer à vivre en son absence. C’est pour cela que nous parlons de deuil dans la dépendance. En effet, au-delà de la compréhension de notre dépendance, nous faisons face au manque, à la perte de ce que nous avons apprécié.

Le deuil du passé

Le passé est souvent source de tourments. Nous ressassons nos choix, pensant à ce que notre vie aurait pu ressembler si nous avions opté pour autre chose. Nous nous sentons coupable de certaines de nos actes. Certains regrets ne peuvent être chassés de notre esprit. D’autres parts, le passé peut aussi représenter quelque chose de douloureux. Des blessures, qui ne sont pas pansées, peuvent continuer à nous hanter. Dans tous les cas, le passé est sensé être derrière nous et tant qu’il surgit dans notre présent, c’est que certaines choses ne sont pas réglées.

Le deuil du passé est le fait d’accepter qu’il en ait été ainsi et que nous ne changerons rien à cela. Là aussi, l’expression de nos ressentis vis-à-vis de notre passé est important dans le processus de deuil. Tout comme la compréhension de certains événements qui nous troublent encore aujourd’hui. Le deuil de notre passé nous permet de retrouver une sérénité et d’être en accord avec ce qui a été jusque-là, quoi que nous ayons vécu.

*Ces articles ont été écrits dans le but de vous éveiller à de nouveaux possibles. Ce sont des éclairages mettant en lumière ce qui est déjà en vous, mais qui ne se révélait pas. Selon les réponses que vous trouvez, la réalité que vous percevez se laisse évoluer pour que votre être existe dans son authenticité et son tout.  

Janie Aschieri
Psychologue humaniste, j'accompagne les francophones à travers le monde dans leur démarche de mieux être. Où que vous soyez, vous pouvez prendre soin de vous.

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