La connexion avec son âme


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Voici les services de Jean-Marc

Transcription texte de la vidéo : 

Anthony : Quelle est ton histoire ? Qu'est-ce qui fait qu' aujourd'hui tu proposes des coachings pour aider des personnes à se reconnecter à leur âme? 

Jean-Marc : Tout a démarré en 1989. En 1989, j'ai vécu quelque chose de très particulier. J'étais aux États-Unis et je me suis retrouvé avec tout un groupe de gospel, j'avais découvert ce groupe la veille et je suis venu les voir dans l'église le lendemain. Et ce qu’il s'est passé lorsque je me suis retrouvé dans cet endroit, c’est que j'ai vécu quelque chose de tout à fait extraordinaire. Je n'ai absolument pas compris ce qui se passait. Pendant plus d'une heure, je me suis mis à pleurer. Et une fois que cette heure est passée, quand je suis sortie de cet endroit, j'ai eu l'impression que j'avais été nettoyé. Le mot exact serait "karchériser émotionnellement”. C'est-à-dire que j'avais le sentiment que tout ce qui était les peurs, les émotions, tout ce qui était un bagage très lourd que j'avais traîné durant une partie de ma vie, avait été nettoyé. Et ce qui s'est passé, c'est que cette situation m'a mené pendant trois ans à vivre ce qu'on appelle une expérience de “Flow”. C'est-à -dire que j'étais vraiment dans une connexion totale avec mon âme.

J'étais dans une connexion totale dans tout ce que je faisais. J'avais l'impression que lorsque je faisais un pas c'était comme 10 pas. J'avais l'impression d'être poussé dans une énergie, quelque chose d'absolument incroyable, et pourtant, c'était la réalité. Et ce qui s'est passé, c'est qu'au bout de ces trois années, ça s'est arrêté. Et là, on ne parle pas du rêve à la réalité, on parle de la réalité au cauchemar. C'est-à- dire que tout d'un coup, tout s'est arrêté. Et là c'est la panique. Qu'est-ce qui s'est passé avant? Je ne savais pas ce qui s'était passé. Alors je suis parti en quête en me disant “je sais que ça existe, je sais que c’est très fort, et maintenant il faut absolument que je le retrouve”. Je suis parti en quête de retrouver cette expérience que je partageais, mais dont peu de gens pouvaient m'expliquer ce que c'était. Mais moi, je savais que ça existait. Donc, j'ai continué à chercher et j'ai fini par retrouver tous les éléments qui m'ont permis de me reconnecter par moi même et c'est ce que je partage aussi. C'est pour cela que je me permets d'accompagner aujourd'hui les gens dans ce chemin parce que je sais que c'est quelque chose aujourd'hui qui est un élément important de ma vie, qui a toujours été là, mais qui est aujourd'hui prépondérant. C'est vraiment comment pouvoir être connecté en permanence dans sa vie. Comment pouvoir vivre pleinement le moment présent.

Anthony : Du coup, aujourd'hui avec le recul, tu vois ça comme si après ces trois années-là, a un moment tu t'es égaré dans une direction qui n'était pas la tienne et du coup, tu as perdu cette connexion ? C'est comme ça que tu pourras expliquer ça aujourd'hui ?

Jean-Marc : Alors c'est pas tout à fait ça, parce que je me suis posé la question. En fait, tout ne s’est pas passé d'un coup, il n'y a pas eu un jour avec et un jour sans. Ça c’est calmé à un moment donné, et puis ensuite il y a eu effectivement quelque chose où ça ne passait plus. En fait, ce que j'ai découvert, le “virus” qui est venu se mettre dans cette foi totale, parce que, quand on est connecté à l'âme on est dans cette foi totale, on avance et on ne se pose même pas la question de s'il pourrait y avoir quelque chose, on sait et on sent. La différence avec avant, c’est qu’on croit et on pense. Mais là on SAIT.  Donc ce qui s'est passé, c’est qu’il y a eu un petit virus qui est venu. Il y a toujours des situations extérieures qui viennent perturber et qui viennent te dire et si ça s'arrêtait là? Il y a ce petit virus qui est arrivé et qui a grandi. Il y a eu des situations qui sont arrivées et qui ont commencé à me mettre des doutes, des doutes que je n’avais plus. Et au fur et à mesure, les émotions sont revenues et l'espace libre dans lequel j'étais et qui me permettait de pouvoir vivre cette expérience extraordinaire de flow, cette expérience là, petit à petit, cet espace a diminué et les peurs, les doutes, les émotions qui avaient été éjectés ont repris de la place, pas totalement, mais quand même énormément. Et donc là, il y a eu vraiment un choc, il y a eu une panique. 

Anthony : Ça me parle beaucoup ce que tu dis, quand tu dis qu'on sent les choses. Je me souviens, j’étais à Miami, il y a quelques années, sur la terrasse d'un café, en lisant une histoire que j'avais démarrée, je me suis mis à pleurer comme ce que tu racontais juste avant, sans aucune raison, parce qu'il n'y avait absolument aucune raison de pleurer. J’ai vraiment ressenti une émotion très forte. Et j'ai senti à ce moment-là que je devais écrire un roman alors que ce n’était pas du tout prévu. J'ai écrit ce roman et ça a déboulé sur plein de trucs et ça a été une expérience incroyable pour moi.

Et c'est vrai qu'en ayant parlé de ça avec plusieurs personnes, il y a des fois des personnes qui me disent ah tu es chanceux d'avoir vécu ça, moi je n'y arrive pas, je ne ressens rien, je ne ressens pas d'émotion, je ne ressens pas ce truc qui me dit va dans cette direction. Quelle est la réponse que tu peux apporter aux gens qui aujourd'hui se sentent perdus et se disent j'ai rien, il n'y a rien vraiment qui me fait vibrer ?

Jean-Marc : La première chose, c'est qu'est-ce qui fait que, justement, on n'est pas dans cette connexion? La première chose, c'est que pour moi, on est tous dans cette connexion. Qu'est-ce qui se passe, en fait, qu’on pense qu’être dans cette connexion, c'est quelque chose de particulier. C'est-à-dire que notre mental, lui, s'imagine qu’être connecté à notre âme, c'est quelque chose qui est fantastique, c'est quelque chose qui est extraordinaire. Et donc notre mental a des attentes. Et on est en train de chercher dans notre vie à valider ses attentes. Mais en réalité, quand on est dans cette connexion, on n'a pas d'attente. On est dans quelque chose qui sait, on n’est pas en train de se dire est-ce que si, ou j’aimerai que ça soit comme ça, on avance avec une confiance. Ce qui fait que beaucoup de gens et toutes les personnes que j'accompagne, et ce que j'appelle les leaders du nouveau paradigme, toutes ces personnes que je rencontre, qui viennent me voir, sont des personnes qui sont dans cette connexion. 

Mais par contre, effectivement, elles sont bloquées par toutes les émotions qui les tenaillent. Alors, on le sait, on a des émotions qui viennent de notre histoire, de notre passé, qui sont réactivées sans arrêt. Et ce qui fait que des gens ne peuvent pas sentir et savoir, car ils ont un arrière- plan, une agitation mentale, qui les empêche de pouvoir percevoir, savoir et sentir ces choses-là. Tout le monde a déjà vécu un moment de grâce dans sa vie. Tout le monde a vécu un moment, un jour, où il y a quelque chose qui se passe et on se dit wow! Je ne sais pas pourquoi, il y a un truc, je sens quelque chose. Et là, on a trouvé ça génial ou rigolo. Mais en réalité, on a tous fait cette expérience un jour ou l'autre. Mais cette expérience, on la trouve en mise sur le compte de quelque chose un peu unique, mais sans intérêt. Alors qu'en réalité, c'était un moment où, quelque part, on a eu cette connexion. Et ce dont on a besoin, c'est de pouvoir libérer cet espace. C'est juste ça, libérer cet espace pour faire que dans l'autre disque dur, d'un autre disque dur mental, en arrière plan, ce disque dur qui tourne sans arrêt, qui nous polluent et qui nous empêche de pouvoir entendre et ressentir des choses.

Anthony : Est ce que ça passe du coup beaucoup par des moments de silence, d'introspection? C'est vrai qu'aujourd'hui, les générations qui arrivent, etc, on est quand même énormément dans le bruit du monde. Moi, j'appelle ça le bruit du monde, les réseaux sociaux, tout ça. Et du coup on est toujours dans la projection, toujours en regardant les autres, et on passe beaucoup moins de temps avec nous-mêmes. Et ça devient de plus en plus dur parce qu'il y a de plus en plus de compagnies et de choses autour qui brillent et qui sont là pour nous appeler et attirer notre attention, sans arrêt. 

Et j'ai l'impression que si on est constamment là dedans, c'est très compliqué d'être connecté à soi même. 

Jean - Marc : C'est tout à fait juste. Toutes les générations qui arrivent maintenant, qui sont arrivées depuis, pour moi, vous êtes câblés différemment. C'est-à-dire que les générations comme la mienne, on est venu pour débroussailler les choses, pour permettre à des choses de se passer. Mais vous vous êtes arrivé déjà câblé avec ça.

Je vois beaucoup de gens qui sont dans ta tranche d'âge et plus jeunes, qui sont des personnes câblées, mais qui sont avec cette sollicitation extérieure qui fait qu'effectivement, ce qu'ils portent réellement, car ils portent un message très fort, ils ont du mal à l'exprimer parce qu'ils ont des messages contradictoires. Il y a ce qu’ils portent très fort et à l'extérieur,  toutes les sollicitations qui leur disent c'est comme ça qu'il faut faire. Et la clé, en fait, ce que tu disais tout à l'heure, c'est tout à fait ça, c'est que ça passe obligatoirement par des moments de silence, obligatoirement. C'est-à-dire que toute cette agitation a pour objectif de nous distraire et surtout de faire en sorte de ne pas avoir du temps pour nous. Et je dirais que plus il y a de sollicitations, ça veut dire que plus les gens auraient tendance à vouloir prendre du temps pour eux et on va juste les occuper. Je donne un exemple simple. Il y a quelques années, quand les gens regardaient la télé le soir, le film démarrait à 20h30. Aujourd'hui, si vous regardez une émission, elle démarre déjà à 21h15, 21h20. Ça veut dire qu'avant 23 heures, les gens ne sont pas couchés. Et ça, ça veut dire que quand ils vont se coucher, ils n'ont pas de temps de pause avant de se coucher, de s'endormir. Donc, ils vont s'endormir avec une agitation. Donc, ça veut dire que ce soit la radio, les réseaux sociaux, la télé, internet, toutes ces choses-là sont des choses qui polluent cette connexion à l'âme et qui réduisent l'espace disponible pour qu'on puisse entendre sentir et savoir. 

Anthony : J'ai l'impression par rapport à ce que tu me dis là et puis pour l'avoir vécu également, que c'est beaucoup lié au plaisir, c'est-à-dire que les gens ont beaucoup de difficultés à passer du moment avec eux même dans le silence, parce qu'ils ne prennent pas autant de plaisir que s’ils sont devant leur télé à regarder Netflix ou sur Instagram, à swiper du contenu ou c'est beaucoup plus divertissant. Et je pense que si les gens arrivaient à monter le facteur plaisir on va dire, en passant du temps avec eux même, ça serait plus simple. Alors, est-ce que tu as des clés ? Quand on parle de moments de silence, qu'est ce que ça représente pour toi? Qu'est ce que tu conseilles aux gens de faire pour passer du temps finalement avec eux-mêmes? 

Jean-Marc : C'est très, très juste. Je vais rajouter quelque chose par rapport à la notion de plaisir. Je dirais que dans le monde dans lequel on vit, il faut comprendre pourquoi les gens regardent des émissions? Parce qu'effectivement, dans les émissions, à la télé, on va agir sur leurs émotions. C'est-à- dire que l’on va venir solliciter leurs émotions. Ce n'est pas du plaisir. On va seulement jouer avec leurs émotions. Par exemple, quand des personnes vont regarder une émission, il peut y avoir, à un moment donné, il va y avoir ce que l’on appelle des cliffhangers, c'est-à-dire qu'on va laisser la personne sur une interrogation de manière à ce qu'elle revienne. Notre cerveau, on va lui laisser quelque chose, on le sollicite en lui disant ah il y a quelque chose qui peut se passer, il ne faut pas le manquer. Et hop, on va jouer sur les émotions et on va venir rechercher la personne. Et on va jouer de cette façon sans arrêt, en mettant de la publicité au milieu du film par exemple, et on va jouer sur les émotions. Donc ça veut dire qu'on va venir titiller les gens et on va créer des addictions ou des addictions aux émotions.

Et pourquoi les gens vont souvent revenir sur des sujets, des séries, pourquoi ils vont y revenir et les suivre ? C'est parce qu'ils ont besoin de prendre des shots émotionnels, des shots émotionnels et pas du plaisir. Parce que là, je dirais que les shots émotionnels, ça veut dire qu'on va avoir besoin d'augmenter les doses, on va avoir besoin de le voir encore plus. Et là, on est vraiment dans l'addiction. Et beaucoup de gens ne se rendent pas compte que les réseaux sociaux, la télé, etc, ils sont addicts. On veut se détendre devant la télé, mais on ne se détend pas devant la télé. On va juste avoir des shots émotionnels, c'est-à-dire qu'on va voir des séquences, des gens qui ont créé des films et ils vont mettre dans le film, on le sait comment ça se construit un film, avec tout un tas de leviers émotionnels pour que les gens aillent jusqu’au bout, c'est le but du film de tenir en haleine les gens. Donc, ça veut dire que c'est que des émotions. Donc, ça n'a rien à voir avec le plaisir. Et ça, ce n’est pas bon du tout. Ça vient en plus chercher chez nous peut-être de la tristesse, de la colère, de la peur, de l'anxiété. Tout un tas de choses qui font qu'un moment donné, des gens se disent je ne comprends pas pourquoi je ne vais pas bien. C'est parce qu'en fait, ils nourrissent eux-mêmes par ces médias des endroits où il y a des blessures, où il y a des souffrances qui sont cristallisées, qui sont réactivées sans arrêt, sans qu'ils s'en rendent compte, par ce qu'ils sont en train de voir. Ce n'est pas du plaisir. Ça, c'est la première chose. 

Ensuite, je vais donner un exemple pour le silence. Je vais vous donner un exemple simple pour comprendre que parfois, c'est très important de comprendre que se mettre dans le silence n'est pas quelque chose de facile. Imaginons, je vais vous raconter une petite anecdote, je suis en train d’écrire un livre. Et quand j'écris ce livre, avant de le terminer, j'étais dans un endroit et je me suis retrouvé en train de vivre une expérience assez intéressante où des voix que j'entendais dans la maison me gênaient alors que des camions qui passaient à côté ne me gênaient pas. Je me suis dit tien, c'est bizarre, je devrais être gêné partout. Je me suis interrogé. J'ai fait un petit décodage par rapport à ce que je sentais et j'ai appelé ma mère, et je lui ai posé une question, “Pendant ta grossesse est-ce qu'il s'est passé quelque chose?” Elle me dit oui au quatrième mois, il s'est passé quelque chose de particulier. Mon père est rentré, et apparemment, il n'était pas très bien. Il y a eu des éclats de voix, et un stress très fort. 

Et ma mère, qui est quelqu'un de plutôt stressée, et bien elle avait un niveau de stress plutôt élevé. Et à l'intérieur, il y avait un petit bébé qui était là à 4 mois. Donc, ça veut dire que pendant des années, j'avais des difficultés pour m'arrêter, me poser et me mettre dans un état de détente. Parce que émotionnellement, il y avait un ancrage qui faisait que quand je m'y mettais, je me reconnectais a quelque chose, j’étais vraiment dans une paix, mais derrière, la peur qui venait, c'était attention, il va se passer quelque chose de terrible. Parce que cet enfant, il l'avait gravé ça. Et il m'a fallu un moment pour comprendre ça. Donc ça veut dire que se mettre dans le silence pour certaines personnes n'est pas quelque chose de facile parce qu'il peut y avoir des peurs par rapport à ça.

Je pensais à ça et j'ai pensé à créer quelque chose. Justement, c'est très intéressant ce que tu me dis. Maintenant que  tu m’en reparles, ça me donne vraiment envie de le faire, de créer quelque chose qui va permettre aux gens de pouvoir méditer. Parce que le problème, c'est pas de méditer. C'est que, justement, les gens ont du mal à prendre du temps pour être dans le silence. Donc je pensais à créer quelque chose, un petit produit, très simple, que des gens pourront utiliser pour justement faciliter le fait d'accéder à cet état de silence. 

Voilà donc le côté plaisir, il ne peut venir qu'à partir du moment où on l’expérimente. 

Anthony : Ça me fait penser à un écrivain qui disait que le plus dur, ce n'est pas d'écrire le livre. Le plus dur, c'est de prendre le temps de s'asseoir sur la chaise et de se dire je vais écrire. Et c'est tout à fait ça. Et pour la méditation, j'ai l'impression que c'est la même chose. Ce n'est pas pendant la méditation le plus dure, c'est de se dire j'arrête tout ce que je fais maintenant, je vais méditer et je m'impose de prendre ce temps-là. 

Forcément, dans la société dans laquelle on vit, il y a beaucoup plus de sollicitations qu'il y a 20, 30 ou 40 ou 50 ans en arrière. Donc je pense que ça devient plus compliqué de par toutes les plates formes disponibles, vidéo, réseaux sociaux, toutes ces choses qui augmentent à chaque fois toutes les sollicitations qu'on peut trouver.

Alors, pour ceux qui nous écoutent aujourd'hui, comment savoir s’ils sont dans un chemin de connexion à leur âme en ce moment, ou alors s’ils sont complètement à côté? Est ce qu'il y a vraiment des choses qui sont flagrantes dans leur vie? Si on peut se dire OK, là, ce n'est pas bon ou si là, je suis vraiment en train de faire quelque chose qui est connecté à mon âme.

Jean-Marc : La première chose, si on force, déjà, n'est pas connectée. Aujourd'hui, il y a beaucoup de choses, ou on nous explique que si on veut, on peut. 

Mais si on est dans le “vouloir” il faut savoir pourquoi. C'est-à-dire que parfois, les choses que l'on veut, ce sont simplement des choses pour nous rassurer. Il faut se poser la question, pourquoi on fait les choses ? Est-ce qu'on fait ces choses, parce qu'effectivement, on a besoin d'être reconnu, parce qu'on a besoin d'être rassuré, parce qu'on a besoin de se sentir en sécurité. Voilà, la première chose, c'est pourquoi on les fait. Si on est en train de faire ces choses-là pour tout ça, alors on n'est peut-être pas en train de faire les bonnes choses. 

La deuxième chose, c’est que si on sent que quand on fait quelque chose, on n'arrive pas à le faire avec fluidité, on n’est pas connecté à ça. 

Donc la première chose, c'est est ce qu'on a une agitation mentale? Est-ce que l'on est en train de commencer quelque chose et de ne pas réussir à le finir. Est-ce qu'on est en train de partir dans tous les sens? Est-ce qu'on est en train de s'inquiéter? 

En fait, c'est simple quand on a des peurs, des doutes, des angoisses, on ne sait pas, on sait plus, on ne voit plus d'issue, alors on n'est pas connectés. Là, on est dans les émotions. Et je fais juste un petit rappel sur ce que j’ai dit tout à l'heure parce que c'est important. Je me suis rendu compte dans ma vie que dans certaines situations, ce que j'allais chercher, c'était des shots émotionnels. En fait, ce que les gens recherchent, c'est des shots émotionnels et quand ils en ont plus, ils sont perdus.  

Parce que les shots émotionnels, ça occupe l'espace, ça rassure. Alors qu'en fait, quand on cherche ces shots émotionnels, quand on n'est bien et qu'on va chercher à se distraire de quelque façon que ce soit, on n'est pas dans cette connexion. Quand on est dans cette connexion, on est dans un état d'être. 

Un état d'être, c'est un état dans lequel on se sent apaisé et je dirais que les idées, l'inspiration, l'intuition, tout ce qui est disponible, en fait, nous vient et on n'a pas besoin de chercher, des choses viennent. 

Je vais donner un exemple. Ce matin, j'ai pris un moment. Depuis quelque temps, je me suis remis à écrire. C'est important, écrire, poser toutes les choses qu’on a dans l'esprit, c’est un moyen de libérer aussi de l'espace.

Donc, ce matin, j'ai écrit. Je suis en train de travailler, de finaliser la nouvelle session du programme dont on parlera tout à l'heure, et j'étais en train de réfléchir sur certaines choses. Et depuis quelques jours, je réfléchissais, mais quand on réfléchit, on n'est pas connecté à son âme. Alors je me suis assis et les choses sont venues à moi, tout simplement. Parce que l'énergie dans laquelle j’étais n'était pas une énergie de “Il faut, je dois” c'est venu, mais de façon absolument fluide, limpide, légère, et j'ai écrit plusieurs pages, tout simplement. 

Anthony : C’est très intéressant ce que tu dis et je rebondis un peu sur ce que tu as dit juste avant en parlant de fluidité, parce qu'il y a quelque chose qui est difficile, c'est de faire la différence entre, par exemple, je te donne un exemple qui est dans le domaine de l'entrepreneuriat. Il y a des gens qui vont avoir vraiment un gros projet, un rêve, une mission qu'ils veulent accomplir.

Ils vont commencer à se diriger là-dedans et là, ce n’est pas fluide, il y a d’énormes barrières pendant des années. Et on voit parfois des gens qui, à force d'acharnement, de persévérance, d'avoir continué, ont réussi à construire dans le monde un projet qui, aujourd'hui, a un très bel impact dans le monde. Qui, vraiment, les accomplit. Enfin, c'est ce qu'on voit de l'extérieur après ce n'est pas forcément la réalité, mais qui a l'air de les accomplir. Et donc, pendant le chemin, c'est difficile parce qu'il y a des fois, je pense, des gens qui sont totalement à côté de ce qu'ils doivent faire et où c'est très dur. Et ils devraient arrêter. Mais il y a parfois aussi peut-être des gens qui sont dans ce schéma, qui doivent continuer, mais comme ils construisent quelque chose qui est difficile à créer, il y a tous ces problèmes qui viennent à eux finalement, et qui font que le chemin n'est pas forcément très fluide. Et c'est très difficile parce que moi même, en étant passé dans ce schéma pour pas mal de différents projets, à chaque fois, la question, c'est est-ce que je continue parce que là, ça devient très, très, très lourd et très, très, très dur. Ou est-ce que non, c'est juste un test pour me dire non, c'est ça que je veux et il faut que je trouve un moyen pour résoudre ces problèmes qui se présentent à moi. Alors comment, toi, tu perçois ça?